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Channel: Commentaires sur : Oppressantes victimes
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Par : prdchroniques

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Merci de tous ces commentaires qui prouvent, si besoin est, que le sujet suscite des réactions passionnées. Les deux extraits publiés ont, sans doute, par leur côté abrupt et provocateur, donné une vision caricaturale de ce débat sur la victime dans le procès pénal. Il mérite, j’en conviens volontiers, de plus amples explications et je ne voudrais pas qu’il soit mal interprété.
Après avoir longtemps été absentes ou peu considérées, les parties civiles ou victimes se sont peu à peu vu reconnaître une place importante et légitime dans le procès pénal. Mais cette tendance a eu son revers en suscitant une confusion sur le rôle du procès, parfois perçu comme une « thérapie » pour les victimes, ce qu’il ne saurait être. D’autant que cela peut conduire, notamment en matière de crimes ou délits sexuels, à une surprotection de la partie civile-victime qui pourtant elle aussi peut se tromper et parfois mentir – Outreau n’est pas si loin.
Or, comme le souligne Annie Audoye, un procès doit juger d’un crime ou d’un délit et punir au nom de la société, pas au nom de la douleur de la victime. C’est en cela, comme le soulignent les deux avocats cités, qu’il court le risque de sortir de son rôle. Que le juge devient, selon la formule de Eliacheff et Soulez-Larivière, une sorte de « médecin généraliste », la « béquille d’une société dépolitisée et désocialisée ». Débat à suivre, bien sûr!


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